L’intégration de la technologie sans conducteur, projets dans le monde

Des nouvelles en provenance du Royaume-Uni révèlent que les premières voitures sans conducteur qui seront testées dans les rues de Londres ressembleront à des navettes de passagers électriques actuellement utilisées à l’aéroport d’Heathrow. Les véhicules seront le résultat de trois organisations britanniques qui fusionnent : Westfield Sportscar, Heathrow Enterprise et Oxbotica.

Des navettes électriques sans conducteur vont être testées aux Pays-Bas dans les prochains jours. Ces bus à basse vitesse (sans volant) seront utilisés dans la circulation mixte.

Pour toutes ces juridictions sollicitant Google pour un morceau de la tarte d’essai des véhicules sans conducteur, des nouvelles au cours des derniers jours : il appert que, en plus des tests à Silicon Valley et Austin, TX, Google a choisi quatre autres sites de tests aux États-Unis. Il semblerait qu’Ann Arbor, MI sera l’un de ces quatre sites. En outre, Google chercherait à tester ses véhicules dans les conditions climatiques nordiques de l’Autriche. AutoCluster AC Styrie a apparemment signé une lettre d’intention avec Google.

Les tests sont également en cours dans des conditions hivernales enneigées par Ford. La société est censée tester sa technologie sans conducteur dans le Michigan.

Le Nevada a accordé à Kia et à Hyundai la permission de tester des véhicules sans conducteur sur les routes de l’État.

Une première dans l’industrie, Tesla Motors a annoncé qu’elle a équipé plusieurs de ses voitures avec la possibilité de se garer – alors que le conducteur se tient hors du véhicule. Pour prendre le chemin du véhicule sans conducteur, Tesla aurait embauché 4 500 employés pour son développement de conduite autonome. Elon Musk est confiant que Tesla aura des véhicules totalement autonomes en 2017.

Des véhicules de livraison sans conducteur seront mis à l’essai à Londres dès 2017.

Positionnement pour la mobilité du futur

La ville de Los Angeles et Xerox ont annoncé un nouveau projet-pilote qui réunit les options de transport public et privé dans une seule application mobile personnalisée pour la ville, Go LA. Les utilisateurs de l’application gratuite pourront d’abord sélectionner le type d’options de transport qui les intéresse (Motos ? La société de covoiturage du jour ? Le mode de transport à proximité ?), puis trier les résultats par ce qui est le plus rapide, le moins cher ou le plus vert. Xerox, qui paie la note pour le pilote initial, espère également déployer les capacités de paiement et de planification.

GM a annoncé la création de l’équipe de produit et de la technologie pour les véhicules autonomes.

Un nouveau rapport révèle qu’un programme de taxi sans conducteur est déjà en cours à Séoul, en Corée du Sud. Ils ont conduit les étudiants dans un campus pendant six mois avec absolument aucun accident.

Ford a annoncé qu’elle triplait sa flotte de véhicules autonomes en 2016, augmentant son total à 30 véhicules d’essai sur la route. Elle annonce également une intégration novatrice avec Amazon : un logiciel de Ford à bord des véhicules va bientôt se connecter avec les périphériques des maisons connectées, en particulier l’Amazon Echo.

Plus de collaborations ont été annoncées. En voici quelques-unes :

  • Volvo Cars et Ericsson sont à développer un service médias intelligents en diffusion en continu pour les voitures autonomes.
  • Samsung ferait équipe avec BMW pour développer le cerveau du véhicule autonome. En décembre 2015, Samsung a annoncé qu’elle a mis en place une nouvelle équipe pour cibler le marché automobile. La société lorgne le marché à croissance rapide pour les composantes automobiles, les logiciels et les services. Ce marché est estimé à environ 500 milliards de $.
  • On rapporte que la compagnie chinoise Baidu accélérerait la cadence pour développer son unité de véhicule autonome dans le but de rivaliser avec les autres géants de la technologie. Dans le cadre de ses efforts, elle a établi un partenariat avec BYD, le constructeur du véhicule chinois.
  • Ford a annoncé une collaboration avec QNX, dans l’espoir de créer un standard dans l’industrie pour l’intégration des applications de téléphones intelligents pour les voitures. Les deux sociétés vont travailler ensemble pour aider les conducteurs à rester connectés tout en gardant les yeux sur la route. Hmmm… çà ne nous semble pas sûr du tout ! Malgré le fait que BlackBerry (par QNX) œuvre dans le domaine des véhicules autonomes depuis un certain nombre d’années, il semble que cette technologie bénéficierait d’une plus grande concentration des efforts de l’entreprise.
  • Et, en passant, le partenariat très publicisé entre Google et Ford pour la création d’un véhicule autonome n’a jamais abouti.

En Inde, Tata prévoit de lancer le premier véhicule sans conducteur indigène du pays.

Et avec les nouvelles prévisibles, Google fera de son entreprise de voiture autonome une entreprise Alphabet en 2016.

L’avenir de la mobilité doit être durable

Étant donné le potentiel des nouvelles technologies véhiculaires à avoir des impacts importants sur l’environnement, l’Agence américaine de protection de l’environnement est à réfléchir sur la réglementation post-2025. L’Agence envisage d’intégrer dans sa réflexion d’autres facteurs tels que les sources d’électricité, les technologies autonomes, la connectivité, l’autopartage et les services de mobilité et d’autres tendances émergentes de transport.

Lorsque Stuttgart demande aux banlieusards de laisser leur voiture à la maison, vous comprenez que c’est le début du changement de quelque chose. Dans un effort pour réduire les niveaux de pollution, « la ville de l’automobile » de l’Allemagne (sièges de Mercedes-Benz et Porsche), demande aux résidents d’utiliser les transports publics et de participer à des initiatives de partage de voiture. L’interdiction actuelle est volontaire, mais les responsables de la ville ont dit qu’il pourrait y avoir une amende pour non-conformité à l’avenir si la pollution atmosphérique n’est pas réduite.

Transport en commun

Le transport en commun a montré des réactions ambivalentes à propos de certaines des options de mobilité les plus récentes, y compris l’auto-partage. Bien que ces options de mobilité ont le potentiel de pousser les passagers loin de transport en commun, Elles peuvent également contribuer à la décision d’un citadin de renoncer à la propriété du véhicule. Dans ce dernier cas, l’achalandage en serait facilité. La STM, le service de transport en commun de Montréal, apporte des améliorations pour attirer certains passagers qui optent pour la commodité des services de partage de voiture.

À Chicago, un cessez-le-feu est en train d’émerger entre les transports en commun et un éventail de services de partage, un changement frappant à comparer à quand les fonctionnaires à la recherche de solutions aux embouteillages ont généralement cédé à une formule simpliste prônée par les organismes de transport en commun.

Les services covoiturage, comme Uber et Lyft, réduisent-ils ou augmentent-ils le nombre de déplacements en voiture dans les grandes villes ? Le Natural Resources Defense Council a annoncé qu’elle sera partenaire avec Transport Sustainability Research Center de l’Université de Berkeley (EVRC) pour évaluer l’impact environnemental de Uber et Lyft à travers les États-Unis.

L’avenir de la mobilité doit être durable

L’avenir de la mobilité s’appuie sur les logiciels. Le graphique de la page ci-bas permet de le démontrer.

mobility and sofware

La conduite entièrement autonome est encore à quelques années de voir le jour. Dans l’intervalle, les modèles de transport durable doivent être encouragés et facilités par les gouvernements. Le MaaS (Mobility as a Service) décrit dans le dernier bulletin est un pas dans la bonne direction. L’Institut encourage cette forme de mobilité et recommande l’électrification des transports là où c’est logique de l’implanter.

MaaS Summit

Catherine Kargas a animé le tout premier sommet du MaaS qui a eu lieu à Helsinki, organisé par le Gouvernement de la Finlande, le 10 novembre 2015 dernier. L’Institut félicite le ministre du Transport et de la Communication finlandais, M. Berner, et son gouvernement pour leur vision de la mobilité durable et la volonté politique de le faire arriver.

Plusieurs articles ont été écrits sur la perspective que les véhicules totalement autonomes augmentent de plus en plus les kilomètres parcourus par les véhicules. Pour veiller à ce que la technologie des véhicules sans conducteur contribue à un écosystème d’une mobilité plus durable, il est essentiel que les gouvernements participent et règlent les paramètres dans lesquels les fournisseurs de mobilité seront en mesure de fonctionner. L’utilisation de l’infrastructure des transports en commun (des métros et trains) doit être maximisée, car ce sont souvent les modes les plus efficaces. D’autres services de mobilité devraient s’intégrer de façon transparente avec les services de transport. Et, bien sûr, si possible, la mobilité active devrait être encouragée.

Transport

Dans un avenir pas si lointain, le transport public est susceptible d’être très différent de ce qui se fait aujourd’hui. Il pourrait contenir des « Hyperloops » et des navettes sans conducteur. En ce qui concerne l’Hyperloop, des travaux sont censés débuter sur une piste d’essai de 6 milliards $ en Californie au cours des prochaines semaines. « La piste d’essai sera limitée à 160 MPH avec des passagers à bord, mais des chariots vides seront testés à des vitesses allant jusqu’à 780 MPH. La force G générée par le système serait similaire à celles rencontrées par les pilotes de Formule 1, et les tubes seraient surtout droits afin de minimiser le stress et la fatigue. » Il y a une ambition de rendre la technologie disponible à l’échelle mondiale.

Plusieurs entreprises européennes proposent des navettes sans conducteur. La navette sans conducteur de EasyMile a été introduite à Singapour et en Californie au cours des dernières semaines.

Tendance à interdire les voitures

Un nombre croissant de villes européennes, notamment Londres, Paris, Copenhague, Helsinki, Bruxelles, Dublin, Oslo et Madrid, ont jeté leur dévolu sur les centres urbains sans véhicules. D’autres options de mobilité seront encouragées et sont recherchées. Oslo a annoncé qu’elle va interdire les voitures de son centre-ville à partir de 2019. Mobility as a Service (MaaS) sera un facteur déterminant pour faciliter la circulation des résidents et des autres se trouvant dans ces villes. Avec Maas, le transport devient une industrie logicielle pilotée (suivant la tendance de l’Internet des objets) et qui aura des conséquences énormes pour les municipalités, entre autres. Comme nous passerons de la notion de posséder les voitures à l’utilisation de services de mobilité pour y arriver, il ne restera peu d’utilité pour la plupart des places de stationnement urbains. C’est seulement un petit exemple de l’impact de ce changement dans les modèles de mobilité d’entreprise.

La mobilité européenne en tant que service (MaaS) Alliance a été lancée il y a quelques semaines et nous sommes fiers de dire que l’Institut d’Évolution du Transport est devenu un membre de l’Alliance.

Helsinki : déterminer le rythme de l’avenir de la mobilité

L’année dernière, un article paru dans Business Insider a identifié les 18 villes les plus innovantes dans le monde. Helsinki était une de ces villes et a été sélectionnée pour son « système de transit super-innovant — qui permettra bientôt aux clients l’accès en temps réel au marché des prestataires de transport et de choisir le moyen le plus rapide ou le moins cher pour se rendre là où ils doivent aller. »

Les villes à travers le monde sont confrontées à des problèmes de congestion (qui coûtent, chaque année des milliards de dollars) et à des défis liés aux efforts plus que nécessaires pour réduire les émissions de GES. Selon une récente étude américaine, la croissance de la congestion « devance la capacité de la nation à construire routes, ponts, trains et autres infrastructures pour gérer tous ces gens en mouvement ».

Helsinki_graph2Helsinki semble avoir trouvé une solution de mobilité durable qui, à toutes fins utiles, élimine le besoin de possession d’un véhicule personnel par les habitants de la ville, car la ville leur fournira des alternatives attrayantes, accessibles. L’objectif? Y arriver d’ici 2020.

La solution? «Mobility as a Service» (MaaS). Très simplement, il s’agit d’un modèle de distribution de la mobilité où tous les besoins de transport d’un utilisateur sont comblés à l’aide d’une interface unique et gérés par un fournisseur de service de mobilité. L’accès à tous les modes de mobilité (y compris, mais non limité à l’autobus, le tramway, le métro, le train, le taxi, l’autopartage, le covoiturage, le partage de vélo) est obtenu par l’utilisation d’un dispositif à puce personnel.

Selon l’un des architectes du nouveau système de mobilité d’Helsinki, Sampo Hietanen (son chef de la direction en Finlande), l’objectif est de créer un service de transport durable centré sur le client. La vision innovante de ce « partenariat Public-Privé-Usager » est que les divers modes de transport se rencontrent au point où les limites entre eux sont « floues » ou disparaissent complètement.

Il est clair que c’est un système très dépendant de la technologie, impliquant l’interaction entre l’utilisateur, un véhicule et l’environnement. Selon Traffic Lab, le projet lancé par le ministère finlandais des Transports et des Communications pour promouvoir la mobilité par un marché des services de transport intelligents, à l’avenir, « sera un service fourni par des entreprises, mais facilité par les autorités ».

Helsinki-graph1

Le résident-utilisateur paie une redevance pour la mobilité qui reflète sa/son utilisation. Quelques exemples de forfaits de mobilité sont fournis à la suite.

Helsinki_tableLe coût d’utilisation de cette mobilité multimodale partagée sera moindre que celui payé par le citoyen moyen pour accéder à ces services aujourd’hui. C’est fantastique, car il restera ainsi plus de revenus disponibles dans les poches des utilisateurs.

L’équipe du projet a entrepris des études de marché avec les résidents et les futurs utilisateurs. Un groupe qui a été particulièrement étudié était composé d’employeurs offrant des avantages de voiture, comprenant les voitures de société et les places de stationnement, et le personnel utilisant ces voitures de société et les installations de stationnement. Le but de la recherche était de déterminer l’intérêt à remplacer les prestations de transport actuelles (fournis ou reçus) en échange de crédits de mobilité qui seraient fournis par les employeurs pour le compte des membres du personnel. La recherche a révélé que 80 % des répondants ont indiqué une volonté d’essayer un tel échange.

Ce qui est encore plus intéressant, mais pas évident de prime abord, est que c’est également une initiative de développement économique. La Finlande n’a pas d’industrie automobile à protéger et est en manque de sources d’énergie fossile nationales. Le pays doit importer les véhicules et le carburant pour les alimenter. Ceci affecte sa balance commerciale et crée peu d’emplois domestiques.

Les fournisseurs, les gestionnaires et les opérateurs de services de mobilité, d’autre part, vont utiliser les locaux pour fournir les services, augmentant ainsi l’emploi. En outre, les sociétés souhaitant entrer dans le marché de la mobilité finlandaise pour fournir certains de ces services apporteront des investissements supplémentaires à l’économie finlandaise.

L’utilisation de la mobilité électrique permettra de réduire la dépendance aux combustibles fossiles. L’utilisation accrue de la mobilité multimodale partagée aura non seulement un impact positif sur la réduction des émissions de congestion et de GES, mais permettra de réduire le nombre de véhicules de tourisme appartenant à des particuliers qui sont importés.

Félicitations aux architectes de cette / vision environnementale / économique du transport. Félicitations au gouvernement de la Finlande pour avoir eu la clairvoyance d’entreprendre un programme qui a dépassé leur temps au travail et de reconnaître que ce qui est bon pour l’environnement est aussi bon pour l’économie.

Photo: Slava2009 / Shutterstock.com

Transport de personnes

Les services de transport envisagent-ils sérieusement à intégrer des autobus électriques dans leurs flottes? La nouvelle technologie rend cette intégration possible. Par exemple, 12 autobus de TOSA électriques à charge ultrarapide seront mis en service à Genève. Développé par ABB, le système ultrarapide (ou flash) ne prend que 15 secondes pour recharger la partie de l’énergie nécessaire pour se rendre à l’arrêt suivant. La puissance de charge est de 400 kW. Cependant, 15 secondes n’étant toujours pas suffisantes pour une pleine charge, à la fin de la route ils vont se charger jusqu’à 300 secondes (5 minutes).

Les services de transport considèrent-ils l’arrivée de la technologie de véhicule électrique autonome?

Yutong, un fabricant chinois d’autobus de premier plan, après trois années de développement, a envoyé son autobus autonome à l’essai sur un parcours de 20 miles interurbain à Zhengzhou. Selon la compagnie, l’autobus autonome a parcouru la totalité du trajet en trafic régulier sans assistance humaine. L’autobus a atteint une vitesse maximale de 68 kilomètres par heure, traversé 26 feux de circulation et a été en mesure de changer de voie sans aucun problème.

Cet automne, une ville aux Pays-Bas sera le premier à permettre régulièrement des navettes entièrement autonomes, appelées WEpods, sur ses routes — en forme d’un petit bus public transportant des personnes entre les deux villes.

L’utilisation croissante du covoiturage mis en commun, offert par Uber et d’autres, réduit la part de marché des transports urbains. Comment ceux-ci se préparent-ils pour demain?