Assurance covoiturage

Allstate a rejoint la liste croissante des assureurs américains qui offrent de l’assurance pour l’autopartage. La police « Ride for Hire » de l’entreprise va « coûter de 15 $ à 20 $ par année en moyenne, et offrira une couverture pour les conducteurs qui ont des accidents en route pour la cueillette d’un passager. Allstate dit qu’elle peut aussi aider à combler les lacunes de couverture de leur propre assurance et polices offertes par les sociétés offrant le covoiturage ».

GEICO a annoncé qu’elle offrira l’assurance « end-to-end ride-share » au Texas. La société a d’abord présenté son produit de covoiturage en Virginie et dans le Maryland. La société affirme que sa part de marché est en croissance rapide dans ces deux États. « GEICO offre une couverture de covoiturage par GEICO commercial à un prix nettement inférieur à celui du taxi et des tarifs commerciaux.

 

Photo par : Alfredo Mendez, via Flickr  CC BY 2.0

L’avenir des véhicules et de l’assurance : un sujet chaud au prochain Executive Forum

Alors que les modèles de technologie et la mobilité des véhicules commerciaux évoluent, de nombreuses industries évaluent comment les changements attendus dans les cinq à dix prochaines années auront comme impact sur leurs opérations. L’industrie de l’assurance ne fait pas exception.

Au cours des deux dernières années, le Executive Forum d’Insurance-Canada.ca a abordé les impacts de l’automatisation des véhicules et des changements dans la mobilité de personnes et de biens. L’événement de cette année, qui aura lieu à Toronto le 31 août 2015, ne sera pas différent.

Le Executive Forum est un événement de haut niveau consacré à aider les cadres de l’industrie de l’assurance de dommages à comprendre les effets probables du changement technologique sur l’industrie au cours de la prochaine décennie.

Lors de cette troisième édition du Executive Forum, Catherine Kargas, dirigera un groupe formé d’experts politiques, règlementaires et de la technologie de l’automobile pour définir comment les modifications apportées aux règlements et les améliorations technologiques impacteront l’industrie de l’assurance auto.

Le panel sera composé de :

  • Kathryn McGarry, député de Cambridge, en Ontario et adjoint parlementaire du ministre des Transports
  • Bob Burrows, chef de la direction, G4 Apps Inc., leader du Connected Vehicle Program de l’APMA 
  • Derek Kuhn, VP ventes, BlackBerry Technology Solutions

En préparation à ce débat, Patrick Vice, Partner chez Insurance-Canada.ca, a interrogé Catherine Kargas pour connaître sa vision sur ce sujet. Voici un extrait de cet interview.

P. Vice : Vous avez mis en place tout un panel sur l’avenir des véhicules et de l’assurance. Quelles expertises ces panellistes apportent-ils?

C. Kargas : Je crois que nous avons réuni un groupe formé d’individus-clés des environnements politiques, règlementaires et technologiques. Kathryn McGarry se penchera sur la question des véhicules autonomes et connectés du point de vue du gouvernement de l’Ontario et du ministère des Transports de l’Ontario. Derek Kuhn et Bob Burrows, deux chefs de file au Canada dans le secteur de l’autonomie et de la connectivité automobile, discuteront de la façon dont la technologie évolue.

P. Vice : 10 ans est une longue période dans le monde de la technologie. D’après vous, quelles sont les tendances les plus surprenantes qui se manifesteront au cours de cette période?

C. Kargas : La tendance la plus surprenante pour moi est de savoir comment les choses évoluent rapidement, à quelle vitesse progresse la technologie dans l’environnement de l’autonomie de l’automobile.

Les avancées technologiques de ces dernières années, combinées à l’émergence de nouveaux modèles d’affaires dans l’espace de la mobilité, ont déjà entraîné quelques perturbations. Il suffit de penser à Uber. Il y a quelques années, personne n’avait entendu parler de cette société. Aujourd’hui, Uber a une valeur proche de 50 milliards de dollars, des revenus annuels bruts de 10 milliards de dollars, plus de 160 000 chauffeurs et une présence dans des centaines de villes à travers le monde. Nous n’assistons qu’au commencement de cette perturbation. Aujourd’hui, elle est ressentie par les chauffeurs de taxi et par d’autres qui sont en concurrence pour obtenir leur part de tarte de la mobilité urbaine.

Un certain nombre de tendances se conjuguent pour créer la tempête parfaite dans l’espace de la mobilité. Ces tendances comprennent l’augmentation de l’urbanisation, la congestion croissante et les niveaux records de pollution sans compter une population vieillissante et un désintérêt relatif pour la conduite démontrée par les jeunes adultes. Combinez ces tendances avec un coût élevé de la propriété et l’exploitation d’un véhicule personnel, qui est utilisé seulement 4 % du temps, et vous avez un écosystème qui est mûr pour le changement.

P. Vice : Vous travaillez avec les assureurs et les courtiers. Comment sont-ils prêts pour certains des changements que vous voyez venir?

C. Kargas : Nous avons mis en lumière les changements dans la mobilité et leurs implications pour l’industrie de l’assurance au Executive Forum 2013. Les participants étaient essentiellement divisés en deux camps : ceux qui pensaient que je parlais de science-fiction et ceux qui croyaient que ce changement se passerait après leur retraite. Lors du Forum 2014, nous n’avons eu pas de défaitistes, mais la conversation était limitée parce que la communauté de l’assurance n’avait pas bien compris les implications de cette nouvelle technologie.

Beaucoup de dirigeants de sociétés d’assurance canadiennes avec qui j’ai été en contact, comprennent que la technologie évolue et que l’autonomie complète des véhicules est une réalité dont ils auront à faire face. Cependant, peu d’entre eux savent vraiment quoi faire pour se préparer aux changements à venir. C’est compréhensible étant donné le nombre d’inconnus.

En fait, de nombreux assureurs n’ont pas encore déterminé comment ils vont s’adapter aux changements qui font déjà partie de l’offre de mobilité, y compris le covoiturage et les différentes formes de partage de voitures. Contrairement à plusieurs transporteurs américains qui offrent de l’assurance pour l’autopartage, à ma connaissance, aucune entreprise canadienne n’offre un tel produit actuellement.

P. Vice : L’année dernière, Don Light de Celent a montré la feuille de route pour la fin de l’assurance automobile. Y a-t-il des scénarios de bonnes nouvelles qui pourraient équilibrer cela?

C. Kargas : Il y a eu beaucoup de prédictions apocalyptiques concernant l’assurance automobile. Je crois que, dans l’environnement de la mobilité, l’assurance va changer radicalement, mais il continuera à y avoir des possibilités pour les assureurs qui comprennent les changements et qui sont prêts à évoluer de rester pertinents.

En supposant que la technologie entièrement autonome devient commercialement disponible au cours de la prochaine décennie et que les règlements permettant sa pleine exploitation soient en place, il faudra du temps avant que les millions de véhicules sur les routes canadiennes sont remplacés. Pendant cette période « hybride », les automobilistes continueront d’avoir besoin d’assurance. Au fur et à mesure que les caractéristiques plus autonomes sont introduites, le véhicule fera une part grandissante de la conduite. Cette période sera un défi de taille. Malgré le fait que les constructeurs automobiles positionneront ces caractéristiques comme « aides » à la conduite tout en insistant sur le fait que les conducteurs doivent rester vigilants, même lorsque c’est le véhicule qui est en mode de conduite autonome, il est probable qu’un nombre croissant de distractions engendrera une perte d’attention au volant. Il pourrait en résulter une augmentation du nombre de collisions. En outre, le fait que les automobilistes feront une part moins grande de la conduite pourrait amener à une érosion des compétences de conduite des automobilistes. Par conséquent, je pense que les transferts entre l’humain et la machine ne vont pas se faire aussi bien que certains dans l’industrie automobile peuvent espérer. Les politiques d’assurance automobile pour les véhicules semi ou très autonomes impliqueront probablement deux types de tarification : un pour les kilomètres parcourus par l’automobiliste et un taux inférieur pour les kilomètres parcourus par le véhicule lui-même.

En outre, malgré le fait que l’objectif de l’utilisation de véhicules entièrement sans conducteur est de réduire considérablement le nombre de collisions, avec plus de 1,2 million de décès chaque année, des collisions continueront à se produire. Aucun fabricant ou fournisseur de technologies peut garantir la fin des collisions.

Comme nous entrons dans l’ère de l’autopartage, l’écosystème de la mobilité sans conducteur, de nouveaux risques vont apparaître et ces risques vont présenter des opportunités pour les entreprises d’assurance qui sont informées, impliquées et prêtes à s’adapter.

… Et au Canada

Le ministre des Transports de l’Ontario Del Duca dit que « la province a besoin de se préparer à la nouvelle technologie de l’automobile qui se traduira par des nouveaux emplois et des changements à la façon dont nous nous nous déplaçons ». Rejoignez-nous au Insurance-Canada Executive Forum, à Toronto, le 31 août, alors que l’industrie de l’assurance va recevoir les dirigeants de la technologie et de la règlementation concernant la technologie des véhicules sans conducteur et constater ce à quoi vous devez vous attendre.

Photo: Yauhen_D / Shutterstock.com

Accidents sans conducteur

Google et Delphi ont signalé des accidents impliquant leurs véhicules d’essai sans conducteur. Chris Urmson, directeur du programme de voiture autonome de Google, a indiqué que les 11 accidents étaient mineurs (« dommages légers, pas de blessures ») et ont eu lieu au cours de plus de 2 720 000 kilomètres d’essais. Il a ajouté : « Pas une seule fois la voiture autonome a été la cause de l’accident ».

Quel sera le rôle des assureurs en assurant ces véhicules?

Photo: By Flckr user jurvetson (Steve Jurvetson). Trimmed and retouched with PS9 by Mariordo [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)%5D, via Wikimedia Commons

La distraction au volant : un niveau record

De nombreuses études publiées au cours des dernières semaines pointent vers l’augmentation de la distraction au volant. Une des conclusions est que « tout ce qui retient votre attention, tout regard hors de la route pendant deux secondes ou plus peut augmenter de 4 à 24 fois le risque d’un accident ». Une étude menée par AT & T a souligné la grande proportion de conducteurs qui admettent se livrer à une variété d’activités distrayantes pendant la conduite, allant de 10 % pour le chat vidéo à 61 % pour les textos.

 

Photo : Paul Vasarhelyi/Shutterstock.com

Les drones dans l’assurance et au-delà

« Les drones font leur chemin hors du champ de bataille, dans le courant dominant des applications commerciales. Après une interdiction générale pendant de longues années sur les drones à usage commercial, la Federal Aviation Administration (FAA) a, à la fin mars, accordé 48 dérogations pour l’utilisation de drones commerciaux et a établi une politique provisoire afin d’en accélérer l’autorisation. State Farm et AIG ont été les premiers assureurs autorisés par la FAA pour tester et étudier les drones en mars, et USAA est devenu le troisième en avril.»  Depuis lors, Erie Insurance a annoncé l’utilisation de drones « comme un moyen d’atténuer les défis de sécurité actuels pour nos ajusteurs qui, parfois, peuvent être à risque d’accidents ou de blessures » et de rendre le processus de demandes de règlements plus efficace.

En avril, Zurich Canada a annoncé qu’elle avait lancé un produit d’assurance pour drones. Il est fantastique de voir les assureurs canadiens s’impliquer tôt dans le match. Plus d’assureurs introduiront de telles couvertures alors l’utilisation de drones se développe. Selon une enquête de Munich Re, l’utilisation de drones pourrait bientôt devenir une pratique courante pour 40 % des entreprises.

En mai, la FAA a annoncé un partenariat avec l’industrie pour explorer les prochaines étapes des opérations de drones.

En première mondiale, des chercheurs ont développé une méthode permettant aux drones de se recharger en vol. Cela représente potentiellement un changement important dans cette industrie émergente.