Helsinki : déterminer le rythme de l’avenir de la mobilité

L’année dernière, un article paru dans Business Insider a identifié les 18 villes les plus innovantes dans le monde. Helsinki était une de ces villes et a été sélectionnée pour son « système de transit super-innovant — qui permettra bientôt aux clients l’accès en temps réel au marché des prestataires de transport et de choisir le moyen le plus rapide ou le moins cher pour se rendre là où ils doivent aller. »

Les villes à travers le monde sont confrontées à des problèmes de congestion (qui coûtent, chaque année des milliards de dollars) et à des défis liés aux efforts plus que nécessaires pour réduire les émissions de GES. Selon une récente étude américaine, la croissance de la congestion « devance la capacité de la nation à construire routes, ponts, trains et autres infrastructures pour gérer tous ces gens en mouvement ».

Helsinki_graph2Helsinki semble avoir trouvé une solution de mobilité durable qui, à toutes fins utiles, élimine le besoin de possession d’un véhicule personnel par les habitants de la ville, car la ville leur fournira des alternatives attrayantes, accessibles. L’objectif? Y arriver d’ici 2020.

La solution? «Mobility as a Service» (MaaS). Très simplement, il s’agit d’un modèle de distribution de la mobilité où tous les besoins de transport d’un utilisateur sont comblés à l’aide d’une interface unique et gérés par un fournisseur de service de mobilité. L’accès à tous les modes de mobilité (y compris, mais non limité à l’autobus, le tramway, le métro, le train, le taxi, l’autopartage, le covoiturage, le partage de vélo) est obtenu par l’utilisation d’un dispositif à puce personnel.

Selon l’un des architectes du nouveau système de mobilité d’Helsinki, Sampo Hietanen (son chef de la direction en Finlande), l’objectif est de créer un service de transport durable centré sur le client. La vision innovante de ce « partenariat Public-Privé-Usager » est que les divers modes de transport se rencontrent au point où les limites entre eux sont « floues » ou disparaissent complètement.

Il est clair que c’est un système très dépendant de la technologie, impliquant l’interaction entre l’utilisateur, un véhicule et l’environnement. Selon Traffic Lab, le projet lancé par le ministère finlandais des Transports et des Communications pour promouvoir la mobilité par un marché des services de transport intelligents, à l’avenir, « sera un service fourni par des entreprises, mais facilité par les autorités ».

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Le résident-utilisateur paie une redevance pour la mobilité qui reflète sa/son utilisation. Quelques exemples de forfaits de mobilité sont fournis à la suite.

Helsinki_tableLe coût d’utilisation de cette mobilité multimodale partagée sera moindre que celui payé par le citoyen moyen pour accéder à ces services aujourd’hui. C’est fantastique, car il restera ainsi plus de revenus disponibles dans les poches des utilisateurs.

L’équipe du projet a entrepris des études de marché avec les résidents et les futurs utilisateurs. Un groupe qui a été particulièrement étudié était composé d’employeurs offrant des avantages de voiture, comprenant les voitures de société et les places de stationnement, et le personnel utilisant ces voitures de société et les installations de stationnement. Le but de la recherche était de déterminer l’intérêt à remplacer les prestations de transport actuelles (fournis ou reçus) en échange de crédits de mobilité qui seraient fournis par les employeurs pour le compte des membres du personnel. La recherche a révélé que 80 % des répondants ont indiqué une volonté d’essayer un tel échange.

Ce qui est encore plus intéressant, mais pas évident de prime abord, est que c’est également une initiative de développement économique. La Finlande n’a pas d’industrie automobile à protéger et est en manque de sources d’énergie fossile nationales. Le pays doit importer les véhicules et le carburant pour les alimenter. Ceci affecte sa balance commerciale et crée peu d’emplois domestiques.

Les fournisseurs, les gestionnaires et les opérateurs de services de mobilité, d’autre part, vont utiliser les locaux pour fournir les services, augmentant ainsi l’emploi. En outre, les sociétés souhaitant entrer dans le marché de la mobilité finlandaise pour fournir certains de ces services apporteront des investissements supplémentaires à l’économie finlandaise.

L’utilisation de la mobilité électrique permettra de réduire la dépendance aux combustibles fossiles. L’utilisation accrue de la mobilité multimodale partagée aura non seulement un impact positif sur la réduction des émissions de congestion et de GES, mais permettra de réduire le nombre de véhicules de tourisme appartenant à des particuliers qui sont importés.

Félicitations aux architectes de cette / vision environnementale / économique du transport. Félicitations au gouvernement de la Finlande pour avoir eu la clairvoyance d’entreprendre un programme qui a dépassé leur temps au travail et de reconnaître que ce qui est bon pour l’environnement est aussi bon pour l’économie.

Photo: Slava2009 / Shutterstock.com

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