Les systèmes d’évitement de collisions feront partie de l’équipement standard

La US National Transportation Safety Board a recommandé que l’installation de « systèmes d’évitement des collisions pour sauver des vies (CAS) actuellement disponibles » devienne le standard pour tous les nouveaux véhicules particuliers et utilitaires. Ces caractéristiques de sécurité seront incorporées dans les véhicules de niveaux 2 et 3 de la NHTSA.

Déjà, on estime que le système de prévention de collisions de Volvo a éliminé 28 % des accidents et a contribué à réduire le montant des réclamations d’assurance.

La voiture corporative remplacée par l’autopartage et la mobilité d’entreprise

La rentabilité de l’autopartage de voitures d’entreprises en fera un choix populaire pour les entreprises du monde entier. En Europe, un rapport estime que l’industrie croîtra à un TCAC de plus de 80 % entre 2015 et 2019.LeasePlan

LeasePlan Belgique a lancé une carte Mobilité que les organisations peuvent émettre aux salariés, leur donnant accès à un large éventail d’options de voyages d’affaires, y compris voitures, trains, trams, bus, vélos en libre-service, véhicules en autopartage, un espace de stationnement gratuit avec la charge électrique.

Une réduction de la flotte d’autopartage d’entreprise représente une économie importante pour les entreprises. Utiliser un système tel que celui développé par LeasePlan Belgique minimise également les coûts d’administration. La plate-forme « enregistre tous les coûts de mobilité engagés et liste toutes les transactions sur une seule facture collective ».

Toujours dans le domaine de l’autopartage d’entreprise, le projet de mobilité de Bayer qui offre l’autopartage DriveNow aux employés depuis plus d’un an, ajoute car2go dans son offre. Le programme de mobilité de l’entreprise a été étendu à ses opérations dans d’autres pays.

Les constructeurs automobiles se préparent aux changements en mobilité

Ford a réaffirmé travailler sur des trajectoires parallèles se préparant à l’arrivée des véhicules autonomes et en autopartage. Bill Ford : « Il ne fait aucun doute que notre modèle d’affaires sera très différent dans le futur qu’il l’est aujourd’hui. » Ford a ajouté : Les constructeurs automobiles qui planifient pour un avenir avec moins de ventes d’automobiles, mais plus de voitures en partage vont réussir, et ceux qui l’ignorent le font à leurs risques et péril.

La mobilité urbaine multimodale

De plus en plus, nous lisons sur des projets de développements résidentiels urbains qui font disparaître des places de stationnement pour les propriétaires de condos. Il y a quelques semaines, un promoteur immobilier de Washington, en contrepartie d’éviter la création de nombreux espaces de stationnement, a accepté de fournir des adhésions gratuites d’autopartage ou de vélo-partage aux propriétaires de l’unité pour une période de cinq ans. En outre, le promoteur immobilier va installer un panneau électronique dans le hall, affichant des informations sur l’arrivée et la disponibilité de modes de transport à proximité, qui seront mis à jour en temps réel.

L’écosystème de la mobilité urbaine est de plus en plus multimodal. Un autre exemple de : Los Angeles Metro en partenariat avec ZipCar  a augmenté le nombre de voitures en autopartage sur les lignes de transport en commun.

L’autopartage en train de devenir plus facile

Daimler est prête à commencer à travailler avec Bosch sur le développement d’un système de contrôle — application pour téléphone intelligent — qui permettrait à une voiture de déposer son conducteur et ses passagers, puis de localiser un espace de stationnement et manœuvrer de manière autonome dans cet espace disponible. L’intention est d’introduire ce dispositif dans les véhicules d’autopartage Car2go rendant l’utilisation de ce service de mobilité urbaine encore plus attrayant.

Uber : 5 ans plus tard

Uber : 5 ans plus tard

Célébrant son cinquième anniversaire, Uber est maintenant présente dans plus de 300 villes à travers le monde, a des centaines de milliers de conducteurs dans 57 pays et dispose d’une évaluation boursière oscillant entre 40 $ et 50 milliards de dollars. Uber a également annoncé la semaine dernière qu’elle effectue près de 1 million de transports par jour en Chine seulement.

L’avenir des véhicules et de l’assurance : un sujet chaud au prochain Executive Forum

Alors que les modèles de technologie et la mobilité des véhicules commerciaux évoluent, de nombreuses industries évaluent comment les changements attendus dans les cinq à dix prochaines années auront comme impact sur leurs opérations. L’industrie de l’assurance ne fait pas exception.

Au cours des deux dernières années, le Executive Forum d’Insurance-Canada.ca a abordé les impacts de l’automatisation des véhicules et des changements dans la mobilité de personnes et de biens. L’événement de cette année, qui aura lieu à Toronto le 31 août 2015, ne sera pas différent.

Le Executive Forum est un événement de haut niveau consacré à aider les cadres de l’industrie de l’assurance de dommages à comprendre les effets probables du changement technologique sur l’industrie au cours de la prochaine décennie.

Lors de cette troisième édition du Executive Forum, Catherine Kargas, dirigera un groupe formé d’experts politiques, règlementaires et de la technologie de l’automobile pour définir comment les modifications apportées aux règlements et les améliorations technologiques impacteront l’industrie de l’assurance auto.

Le panel sera composé de :

  • Kathryn McGarry, député de Cambridge, en Ontario et adjoint parlementaire du ministre des Transports
  • Bob Burrows, chef de la direction, G4 Apps Inc., leader du Connected Vehicle Program de l’APMA 
  • Derek Kuhn, VP ventes, BlackBerry Technology Solutions

En préparation à ce débat, Patrick Vice, Partner chez Insurance-Canada.ca, a interrogé Catherine Kargas pour connaître sa vision sur ce sujet. Voici un extrait de cet interview.

P. Vice : Vous avez mis en place tout un panel sur l’avenir des véhicules et de l’assurance. Quelles expertises ces panellistes apportent-ils?

C. Kargas : Je crois que nous avons réuni un groupe formé d’individus-clés des environnements politiques, règlementaires et technologiques. Kathryn McGarry se penchera sur la question des véhicules autonomes et connectés du point de vue du gouvernement de l’Ontario et du ministère des Transports de l’Ontario. Derek Kuhn et Bob Burrows, deux chefs de file au Canada dans le secteur de l’autonomie et de la connectivité automobile, discuteront de la façon dont la technologie évolue.

P. Vice : 10 ans est une longue période dans le monde de la technologie. D’après vous, quelles sont les tendances les plus surprenantes qui se manifesteront au cours de cette période?

C. Kargas : La tendance la plus surprenante pour moi est de savoir comment les choses évoluent rapidement, à quelle vitesse progresse la technologie dans l’environnement de l’autonomie de l’automobile.

Les avancées technologiques de ces dernières années, combinées à l’émergence de nouveaux modèles d’affaires dans l’espace de la mobilité, ont déjà entraîné quelques perturbations. Il suffit de penser à Uber. Il y a quelques années, personne n’avait entendu parler de cette société. Aujourd’hui, Uber a une valeur proche de 50 milliards de dollars, des revenus annuels bruts de 10 milliards de dollars, plus de 160 000 chauffeurs et une présence dans des centaines de villes à travers le monde. Nous n’assistons qu’au commencement de cette perturbation. Aujourd’hui, elle est ressentie par les chauffeurs de taxi et par d’autres qui sont en concurrence pour obtenir leur part de tarte de la mobilité urbaine.

Un certain nombre de tendances se conjuguent pour créer la tempête parfaite dans l’espace de la mobilité. Ces tendances comprennent l’augmentation de l’urbanisation, la congestion croissante et les niveaux records de pollution sans compter une population vieillissante et un désintérêt relatif pour la conduite démontrée par les jeunes adultes. Combinez ces tendances avec un coût élevé de la propriété et l’exploitation d’un véhicule personnel, qui est utilisé seulement 4 % du temps, et vous avez un écosystème qui est mûr pour le changement.

P. Vice : Vous travaillez avec les assureurs et les courtiers. Comment sont-ils prêts pour certains des changements que vous voyez venir?

C. Kargas : Nous avons mis en lumière les changements dans la mobilité et leurs implications pour l’industrie de l’assurance au Executive Forum 2013. Les participants étaient essentiellement divisés en deux camps : ceux qui pensaient que je parlais de science-fiction et ceux qui croyaient que ce changement se passerait après leur retraite. Lors du Forum 2014, nous n’avons eu pas de défaitistes, mais la conversation était limitée parce que la communauté de l’assurance n’avait pas bien compris les implications de cette nouvelle technologie.

Beaucoup de dirigeants de sociétés d’assurance canadiennes avec qui j’ai été en contact, comprennent que la technologie évolue et que l’autonomie complète des véhicules est une réalité dont ils auront à faire face. Cependant, peu d’entre eux savent vraiment quoi faire pour se préparer aux changements à venir. C’est compréhensible étant donné le nombre d’inconnus.

En fait, de nombreux assureurs n’ont pas encore déterminé comment ils vont s’adapter aux changements qui font déjà partie de l’offre de mobilité, y compris le covoiturage et les différentes formes de partage de voitures. Contrairement à plusieurs transporteurs américains qui offrent de l’assurance pour l’autopartage, à ma connaissance, aucune entreprise canadienne n’offre un tel produit actuellement.

P. Vice : L’année dernière, Don Light de Celent a montré la feuille de route pour la fin de l’assurance automobile. Y a-t-il des scénarios de bonnes nouvelles qui pourraient équilibrer cela?

C. Kargas : Il y a eu beaucoup de prédictions apocalyptiques concernant l’assurance automobile. Je crois que, dans l’environnement de la mobilité, l’assurance va changer radicalement, mais il continuera à y avoir des possibilités pour les assureurs qui comprennent les changements et qui sont prêts à évoluer de rester pertinents.

En supposant que la technologie entièrement autonome devient commercialement disponible au cours de la prochaine décennie et que les règlements permettant sa pleine exploitation soient en place, il faudra du temps avant que les millions de véhicules sur les routes canadiennes sont remplacés. Pendant cette période « hybride », les automobilistes continueront d’avoir besoin d’assurance. Au fur et à mesure que les caractéristiques plus autonomes sont introduites, le véhicule fera une part grandissante de la conduite. Cette période sera un défi de taille. Malgré le fait que les constructeurs automobiles positionneront ces caractéristiques comme « aides » à la conduite tout en insistant sur le fait que les conducteurs doivent rester vigilants, même lorsque c’est le véhicule qui est en mode de conduite autonome, il est probable qu’un nombre croissant de distractions engendrera une perte d’attention au volant. Il pourrait en résulter une augmentation du nombre de collisions. En outre, le fait que les automobilistes feront une part moins grande de la conduite pourrait amener à une érosion des compétences de conduite des automobilistes. Par conséquent, je pense que les transferts entre l’humain et la machine ne vont pas se faire aussi bien que certains dans l’industrie automobile peuvent espérer. Les politiques d’assurance automobile pour les véhicules semi ou très autonomes impliqueront probablement deux types de tarification : un pour les kilomètres parcourus par l’automobiliste et un taux inférieur pour les kilomètres parcourus par le véhicule lui-même.

En outre, malgré le fait que l’objectif de l’utilisation de véhicules entièrement sans conducteur est de réduire considérablement le nombre de collisions, avec plus de 1,2 million de décès chaque année, des collisions continueront à se produire. Aucun fabricant ou fournisseur de technologies peut garantir la fin des collisions.

Comme nous entrons dans l’ère de l’autopartage, l’écosystème de la mobilité sans conducteur, de nouveaux risques vont apparaître et ces risques vont présenter des opportunités pour les entreprises d’assurance qui sont informées, impliquées et prêtes à s’adapter.