Silicon Valley vs la vision des automobiles autonomes des constructeurs

Comme nous l’avons dit à maintes reprises, la vision de l’autonomie de la plupart des constructeurs automobiles n’est pas la même que celle adoptée par les joueurs de Silicon Valley. Google, Uber et autres travaillent à la réalisation du Niveau d’autonomie NHTSA 4, alors que les constructeurs automobiles sont généralement satisfaits d’avoir des caractéristiques semi-autonomes sur les véhicules soutenant le modèle d’affaires actuel (soit dit en passant : d’autres études menées dans le domaine concluent que les véhicules autonomes peuvent réduire considérablement le nombre de propriétaires de véhicules tandis que d’autres suggèrent que les taxiBots [taxis autonomes en autopartage] pourraient remplacer 9 voitures sur 10).

Au cours des dernières semaines, nous avons vu de plus en plus de manifestations de ces deux visions. Hyundai, par exemple, va investir 1,8 milliard de dollars dans les technologies sans conducteur en 2018 et va présenter son Equus semi-autonome cette année. Le véhicule permettra aux propriétaires de « retirer leurs mains du volant et les pieds des freins lorsqu’ils voyagent sur l’autoroute, et de laisser leur voiture vous conduire ». La société prévoit des véhicules entièrement autonomes vers 2030.

Les perspectives de Carlos Ghosn (Nissan Renault) ont été discutées dans les bulletins précédents : la conduite entièrement autonome est au moins à une dizaine d’années de nous. La société a réaffirmé son engagement à être prêt avec ce qui a été décrit comme véhicules autonomes Niveau 3 NHTSA en 2020.

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